
La BOVAG considère la voiture comme la vache à lait de l’État, mais ne veut rien y faire….?
30 april 2026, PaulJe suis restée bouche bée. Notre nouvelle présidente de la BOVAG était sur WNL dimanche matin. Son message ? « Non, une réduction des accises n’est vraiment pas nécessaire. Non, apportez plutôt un soutien ciblé. Car une réduction des accises de 10 centimes coûterait tout bonnement un milliard d’euros à l’État, et ce n’est pas possible par les temps qui courent ! »
Pour qui sommes-nous là ?
Pardon ? Au nom de qui parlons-nous ici au juste ? Pour l’État, ou pour les Néerlandais au volant, qui peuvent profiter de la moindre aubaine ? Imaginez être membre de la BOVAG avec une station-service dans la région frontalière, tandis que votre présidente dit cela parce que l’argent pour l’État est plus important que la survie de votre entreprise et les intérêts de vos clients. Car la différence est apparemment trop grande, estime visiblement la BOVAG, alors nous abandonnons.
Cela ne devrait pas du tout intéresser la BOVAG ni nous de savoir si une réduction des accises coûte un milliard, et encore moins comment l’État devrait soi-disant la financer. Pire encore : je n’entends pas un seul journaliste demander : « Mais attendez un instant, avec ces prix élevés du carburant, l’État ne profite-t-il pas justement davantage de recettes d’accises plus élevées et de recettes de TVA supplémentaires ? Comment une réduction temporaire des accises coûterait-elle alors un milliard ? Parce qu’il a été convenu que les aubaines atterrissent dans une autre caisse, et qu’une « réduction » doit être financée par ailleurs ? Est-ce pour cela que nous laissons tout simplement l’automobiliste sur le carreau, alors que dans quasiment tous les pays qui nous entourent, une main secourable est bel et bien tendue ?
Je n’y comprends rien !
Vraiment, je n’y comprends absolument rien. À quel point nous sommes devenus dociles, à quel point nous sommes mauvais en lobbying, et le fait que nous, la BOVAG, voulions surtout être aujourd’hui un interlocuteur pour un État qui se révèle, fois après fois, peu fiable. Pourquoi ne défendons-nous pas tout simplement quelque chose, et pourquoi ne continuons-nous pas à le défendre, même lorsque l’État ne nous donne pas raison sur ce point ? Car que nous a réellement rapporté ce lobbying ces dernières années ? En tout cas aucune politique cohérente, aucune vision claire sur la mobilité et la fiscalité, si ce n’est que cela doit toujours être davantage.
Je suis claire là-dessus : l’État doit lui-même faire des économies et oser faire des choix, au lieu de se contenter d’accepter les aubaines et de présenter le prétendu revers, comme cette réduction des accises de seulement 10 centimes, comme un obstacle énorme et insurmontable. Et ils le font qui plus est d’une manière telle que même notre fédération professionnelle ne veut pas se battre pour cette réduction. C’est trop ridicule pour être exprimé en mots.



